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LE JOURNAL DE STENDHAL A LA BIBLIOTHEQUE MUNICIPALE DE GRENOBLE
LE JOURNAL DE STENDHAL, POUR LA PREMIERE FOIS RASSEMBLE
Ces six cahiers - soit 570 pages - ont été rédigés entre 1805 et 1814 et permettent de reconstituer, pour la première fois, le journal de l'écrivain.
LE JOURNAL DANS L'ŒUVRE DE STENDHAL Le Journal figure parmi les œuvres intimes de Stendhal, tout comme Vie de Henry Brulard et Souvenirs d'égotisme ; il est un véritable laboratoire de l'œuvre stendhalienne, champ de réflexion, de vie, de travail. Stendhal se livre tout entier dans son journal qui, sous une forme brute ou élaborée, a accompagné l'ensemble de sa vie, et jusque dans ses déplacements de haut fonctionnaire de l'Empire (il regrettera en particulier la perte d'une partie du journal dit de Brunswick au cours de la terrible retraite de Russie). C'est dans son journal que l'on peut découvrir l'écrivain à la fois dans sa spontanéité et dans la genèse de son œuvre.
L'ETUDE SCIENTIFIQUE En 1888 paraît la première édition du Journal, réalisée par Casimir Stryienski, à qui l'on doit le lancement des études stendhaliennes. Elle s'avère incomplète puisqu'il ignorait l'existence de ces six cahiers alors inconnus. Une nouvelle édition, presque intégrale, aujourd'hui considérée comme fautive, est publiée entre 1923 et 1934 par Edouard Champion, alors possesseur de ces cahiers.
LES CAHIERS DU JOURNAL Les six cahiers ont été reliés en cinq volumes par le relieur Pierre-Lucien Martin et se présentent sous leur forme originelle, avec une page de titre souvent calligraphiée par Stendhal lui-même et, pour certains, une couverture annotée par l’écrivain. Juillet 1805 - Avril 1806 17 juin 1807 - 20 novembre 1808
Un croquis de la maison de Brocken, "l'habitation la plus élevée de l'Allemagne", rappelle l’importance chez Stendhal des dessins, véritables repères qui fixent les lieux et les êtres, comme ceux qui abondent dans son autobiographie Vie de Henry Brulard, relation de ses années de jeunesse à Grenoble. 9 mai - 12 août 1810
Stendhal est au sommet de sa gloire sociale dans les troisième et quatrième cahiers : nommé auditeur au Conseil d’Etat, il aspire à devenir baron d’Empire ; il détaille ses lectures et ses sorties, et conçoit une étrange passion pour la comtesse Daru, épouse de son protecteur. 31 mai - juillet 1811
Ces six cahiers en complètent un septième, acquis par la Bibliothèque municipale de Grenoble en 1993, grâce au concours du FRAB Rhône-Alpes, co-financé par le Ministère de la Culture et la Région Rhône-Alpes, et qui avait appartenu, entre autres, à Casimir Stryienski, à Sacha Guitry et au colonel Daniel Sickles. |